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| source: Congo blog |
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Yes we can... « Nous pouvons » Pour l’éradication des violences faites aux femmes par Antoinette Irarera
Le Burundi est un pays caractérisé par une grande ampleur des violences basées sur le genre. Certains aspects culturels portent en eux-mêmes des comportements, des attitudes et des croyances favorisant les violences basées sur le genre. Les victimes de ces violences sont surtout les femmes au sein de leurs ménages. Ce fléau social n’est pas seulement observé au Burundi, il est généralisable dans presque tous les pays du monde, c’est la raison qui a fait naitre une campagne de lutte contre ces violences par Oxfam Grande Bretagne en Asie du Sud en 2004.
Cette campagne est appelée Campagne « NOUS POUVONS » mettre fin à toutes les violences faites aux femmes. Elle est aussi appelée communément « We can ». Ces violences, perçues comme une porte d’entrée du VIH /SIDA, son but est dès lors la lutte contre celles ci. Initiée dans 14pays du monde (Burundi, Bangladesh, RDC, Inde, Indonésie, Srilanka, Népal, Tanzanie, Ouganda, Niger, canada, Kenya, Nerlande,…...).
Au Burundi, il a été élaboré un plan stratégique de 5ans s’étendant de 2010-2014 et a deux affiliés dans la phase pilote entre autre Oxfam Novib et Intermon Oxfam. Les activités de cette campagne évoluent progressivement par le biais des organisations responsables œuvrant dans des zones d’intervention cibles, elle couvre déjà 6provinces dont Bujumbura Mairie, Bujumbura Rural, Bubanza, Cankuzo, Makaba et Kirundo. Elle projette couvrir tout le pays au cours de son exercice pendant les 5ans. La campagne « NOUS POUVONS » s’inscrit dans le cadre d’amener un changement de comportement des personnes issues des différents groupes sociaux en particulier les hommes qui maltraitent leurs épouses au sein des ménages.
Des campagnes de sensibilisations, des journées d’échange et d’information sur la campagne « NOUS POUVONS » mettre fin aux violences faites aux femmes ont été faites à l’endroit des différents groupes d’individus dans leurs domaines d’activités sans distinction de statut social ou professionnel dans ce combat acharné contre les violences. Les fruits de la campagne est qu’un grand nombre d’individus se sont engagés dans le changement de comportement et de faire changer les autres dans leurs localités ; ils sont appelés agents de changements.
Qu’est ce qu’un agent de changement ?
On peut doter d’acceptions diverses à un agent de changement, mais pour le cas présent, c’est une personne disposant d’un ensemble de comportements individuels visant à réduire les violences basées sur le genre et surtout celles faites aux femmes. C’est une personne digne de confiance et courageuse dans la recherche du changement positif dans sa communauté. Cette campagne cherche à promouvoir une prise de conscience favorable au changement positif des attitudes sociales par rapport aux violences faites aux femmes et aux filles.
A travers les organisations et les individus (agents de changement) participant activement à la campagne, on voudrait créer un dynamisme général de toute la population pour amener un changement progressif visant à éradiquer toutes les formes de violences, surtout celles faites aux femmes et aux filles. Initier tout le monde à devenir des acteurs du changement en s’engageant à ne jamais tolérer la violence quelle que soit sa forme.
Quoi de neuf pour la campagne NOUS POUVONS ?
Une vision additionnelle de la Campagne « NOUS POUVONS » mettre fin à toutes les violences faites aux femmes est assortie de la 3ème réunion tenue à l’endroit des responsables pays à Népal du 28 au 29 Octobre 2011. Cette réunion avait comme objectif l’institution d’une journée mondiale « We can » qui sera aussi célébrée annuellement dans tous les pays où la campagne est initiée. Cette journée sera donc célébrée tous les 30Novembre, par une même activité, à la même heure dans tous les pays en transmettant le même message. Ce qu’il y a de nouveau dans le renforcement de la campagne est le nouvel aspect qui consistera à évaluer le pas déjà franchi par les agents de changement dans leur vie individuelle.
Les sensibilisations étaient surtout focalisées sur le changement des comportements chez les autres en général et n’insistaient pas sur le changement individuel. De ce fait, on s’est convenu au cours de la réunion à Népal que l’évaluation de la 1ère année de la campagne sera basée sur le changement individuel. Ainsi dans cette réunion, un comité de pilotage a été mis en place, une vision, une mission et des objectifs ont étés arrêtés pour ce nouvel aspect. Par Antoinette IRAR
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