BURUNDI : L'ONU NOTE DES PROGRÈS AU COURS DES DERNIERS MOIS
New York, Dec 7 2011 3:50PM - Lu pour vous par Pasteur Augustin Nkudabashaka
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La Représentante spéciale du Secrétaire général de l';ONU pour le Burundi, Karin Landgren, a estimé mercredi devant le Conseil de sécurité que des progrès avaient été réalisés au cours des derniers mois en matière de consolidation de la paix au Burundi. « Depuis mon dernier rapport au Conseil de sécurité au mois de mai, il y a eu des progrès qui montrent que le Burundi poursuit largement ses efforts en matière de consolidation de la paix comme prévu », a dit Mme Landgren. Elle a toutefois estimé qu';il y avait « des développements qui pouvaient hypothéquer cet acquis, ainsi qu';une conjoncture socio-économique à long terme empreinte de défis. » Elle a rappelé le massacre de 39 personnes le 18 septembre dans un bar à la périphérie de la capitale Bujumbura. « Les vingt et une personnes arrêtées à la suite de l';attaque ont été traduites en justice le mois dernier, avec les six principaux présumés planificateurs accusés de crimes contre l';humanité », a-t-elle précisé. « Ce procès sera suivi attentivement et constituera un test décisif de l';indépendance et de l';impartialité de l';appareil judiciaire burundais. » La Représentante spéciale a toutefois souligné que ce massacre était « globalement un incident isolé » et que la situation sécuritaire du pays restait généralement calme. S';agissant de la normalisation des relations entre le gouvernement et les partis politiques extra-parlementaires, « les six derniers mois ont semblé donner une indication de la voie à suivre », a estimé Karin Landgren, citant notamment le lancement par le Premier Vice-président de réunions trimestrielles avec les partis politiques agréés. Elle a encouragé « le gouvernement et les partis à poursuivre sans relâche leurs efforts de dialogue. » Les perspectives de normalisation des relations entre le gouvernement et l';opposition extra-parlementaire ont été assombries par les arrestations et, surtout, par les assassinats des membres de certains partis extra-parlementaires, ainsi que par des informations fiables faisant état de recrutements, d';organisation et d';entraînements paramilitaires effectués par des membres de quelques partis et groupes d';opposition, a ajouté la Représentante spéciale. Dans l';ensemble, Karin Landgren a estimé que « pour un pays qui se remet encore de plusieurs années de conflit, le Burundi mérite d';être salué pour les libertés politiques relatives qu';il a connues dans le cadre de sa constitution post-transition. » « Il faudra dès lors veiller à ce qu';il n';y ait pas un rétrécissement de l';espace politique, y compris à travers le harcèlement des médias et de la société civile », a-t-elle ajouté. « Le chemin pour sortir de la violence passée est long et difficile », a conclu la Représentante spéciale. En 2012, le Burundi doit initier un processus formel de vérité, réconciliation et justice et « il faut que ce processus soit inclusif », a-t-elle dit. Alors que le pays continue d';affronter les défis de la consolidation de la paix et du développement, le gouvernement et le peuple du Burundi méritent que les Nations Unies poursuivent leur soutien, a-t-elle ajouté. Dec 7 2011 3:50PM
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